Rencontre avec #2 : OneSweet Bijoux

25/04/2016

Chaque mois je pars à la rencontre de marques, d’entreprises éthiques qui font sens dans ma nouvelle consommation. Pour vous prouver qu’il est facile de consommer durable dans tous les domaines, ce mois-ci j’ai décidé d’aller à la rencontre d’une créatrice de bijoux fait-main (le mois dernier nous parlions déco, l’article ici. J’accueille donc dans cette deuxième édition Valérie et sa jolie marque OneSweet Bijoux qui s’est prêtée au jeu de l’interview et qui vous a même préparé une surprise en fin d’article !

Logo OneSweet simple

OneSweet c’est quoi? 

Valérie est une voyageuse amoureuse de la nature. C’est tout naturellement qu’elle propose des lignes de bijoux bohème et éthique. Éthiques car ils sont fait à partir de matériaux naturels et qu’ils sont fait main. Tous plus beaux les uns que les autres, cela fait des mois que je lorgne sur les photos de son compte Instagram. Les bijoux sont chics et intemporels, ils suivent les saisons de part leurs couleurs et c’est un réel atout. Pour comprendre au mieux qui est Valérie et les valeurs de OneSweet je vous laisse découvrir notre échange. Pour découvrir les bijoux c’est ici.

Bonjour Valérie, cela fait quelque temps que je suis ton compte Instagram et j’ai eu envie de te recevoir sur le blog. Je suis donc ravie que tu aies accepté cette petite interview. Et si tu nous en disais plus sur toi ? Qui tu es ? Comment One Sweet est né? 

Bonjour Asmae, je suis également ravie d’être invitée sur ton blog, que je suis également depuis plusieurs années maintenant. C’est une mine d’astuces et d’idées en tous genres. J’ai toujours eu le goût de la création, de la fabrication et de l’esthétisme et c’est dans ces aspects que je me reconnais, à travers ta démarche. S’approcher d’un mode de vie plus sain, vivre avec son temps, vivre l’instant, prendre soin de soi, la quête du «Green Way of Life», tout ce que j’aime. Pour ce qui est de OneSweet, on peut dire que c’est un projet qui est né d’une envie de partage.  J’ai fait des études artistiques et tournant autour de la communication. Il a été donc naturel pour moi de produire un projet créatif et de pouvoir le partager autour de moi, de façon personnelle, puis professionnelle. Démarrée en 2012, la marque OneSweet est passée par plusieurs phases.  De fil en aiguille, et de stage en formation, le projet OneSweet s’est affiné pour aboutir à ce qu’il est aujourd’hui, un e-shop qui propose des bijoux de créateur, faits-main et fabriqués en France.

Quels sont tes inspirations au quotidien ? Les tendances qui te parlent ?

La Nature avec un grand «N» est ma première inspiration. J’aime tout en elle. Ses matières, ses odeurs, ses couleurs, ses contrastes. Il n’y a rien de plus inspirant que les matières organiques qui nous entourent et nous composent. Petite, j’ai eu la chance de beaucoup voyager et d’emmagasiner bon nombre d’informations en matière de culture, de diversité, de métissage. J’ai grandi passionnée par les différences qui composent notre monde. C’est donc tout naturellement que les tendances bohèmes et ethniques imprègnent mes collections. J’aime mélanger le traditionnel et le moderne, car je trouve que l’un et l’autre se mettent en valeur respectivement. Trouver l’harmonie avec des codes différents. Voilà mon travail. Je suis également assidûment les «Fashion Weeks», les événements créatifs, les dernières tendances, pour proposer des produits surfant sur les vagues du moment, toujours avec la touche OneSweet.

Tu présentes One Sweet comme une marque éthique, expliquez-nous tes engagements.  

Avec mon article «Who made Your Jewels? » (à lire ici), j’ai voulu mettre le doigt sur un aspect qui m’interpelle quotidiennement, à savoir la provenance et le mode de fabrication des produits que nous achetons, à savoir les vêtements, la décoration, les accessoires et donc les bijoux. On voit fleurir sur le marché une quantité (qui semble inépuisable) de bijoux à très, très bas prix. On se laisse tenter et on s’aperçoit par la suite, bien évidemment que ces produits sont également très bas de gamme, voir allergisants, dangereux. Ils répondent à un mode d’achat que nous utilisons depuis quelques temps, à savoir : acheter peu cher, pour jeter plus vite et consommer plus. Un autre aspect que nous occultons, c’est l’origine de ces produits. Qui les fait, dans quel but, quelle est la démarche ? Je vais vous répondre, il n’y en a pas. Pas de démarche, pas de travail préalable, pas de valeurs, juste de l’argent. Une coquille vide de plus. Avec cet article qui appelle à la sensibilisation en matière d’achat (jusqu’à l’achat de nos parures et bijoux) OneSweet met en valeur l’aspect le plus éthique qui compose sa démarche, à savoir le «made in France», la fabrication française, avec son savoir-faire, sa recherche, sa «French Touch». Tous nos bijoux sont fabriqués dans notre atelier, par nous-même. Chaque bijou est pensé réfléchi, réalisé par nos soins, pour vous offrir des collections cohérentes et attractives. C’est LE point éthique de notre travail. Des collections renouvelées, en petites séries, et produites par nos soins, le tout en mettant l’accent sur nos choix de matières et de textiles.

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Comment choisis-tu tes matériaux ? Quels sont tes critères pour qu’une matière première soit éthique ?

Pour qu’une matière première soit éthique, il faut qu’elle ne soit pas nocive, c’est le premier point. Si sa production engendre des problèmes d’ordre sanitaire ou autre chez son producteur, c’est la même chose. Où est l’éthique là dedans ? Par exemple, un matériau comme le nickel, qui provoquera des allergies n’est pas un matériau éthique, pour moi. J’utilise le laiton pour toutes les bases de mes bijoux, qu’il soit plaqué par la suite ou non, c’est un matériau de haute qualité et fiable. L’idéal éthique, ce sont les matières premières issues des ressources terrestres. Le coton, bio de préférence, le cuir (tannage végétal), le lin, les fibres végétales, tous ces matériaux offrent tellement de possibilités et de qualité au produit fini, qu’ils sont devenus des indispensables pour moi. Je travaille également avec une professionnelle du textile, installée au Maroc, qui dirige une petite entreprise locale et artisanale de tissage. C’est là-bas, que je me fournis en «Sfifa», ce ruban de passementerie traditionnel que j’utilise pour les bijoux de ma collection «Nomad Chic». La Sfifa que je lui commande est faite sur mesure, de manière traditionnelle et mécanique, avec des vraies fibres provenant de l’Aloe Vera. On appelle ces fibres «soie végétale», ceci dû à leur touché final soyeux et chatoyant. C’est top, non ? Une plante que nous affectionnons pour ses qualités côté santé et beauté (et tu sais de quoi je parle, Asmae !) qui offre une possibilité supplémentaire côté textile. La beauté et les secrets de la Nature …

Quel est le modèle dont tu es le plus fière ?

Sans aucun doute, le modèle «Aïcha», avec son bracelet rigide et sa Sfifa en «soie» végétale.  C’est un bracelet signature, que nous sommes les seuls à produire, et qui plaît énormément de part l’utilisation détournée de la Sfifa qui le compose. Il fait partie des meilleurs ventes de la boutique et il est renouvelé chaque saison, avec les couleurs du moment. Porté seul ou «matché» avec d’autres bracelets, il fait son petit effet !

Quels sont tes projets, tes ambitions aujourd’hui ? 

Développer la marque, et travailler en partenariat avec des coopératives à l’étranger. C’est un projet/rêve que je souhaiterais réaliser. Ces petites mains de l’ombre ont beaucoup à donner en matière de savoir-faire, et j’aimerais les mettre en avant un jour. Ma marque a beaucoup évolué depuis sa création et j’aimerais davantage faire valoir l’artisanat et la qualité, tout en gardant un œil sur les tendances du moment, travailler d’autres matières et textiles. En somme, développer l’aspect «Ethic Jewellery» dans tous ses aspects, peut-être changer les mentalités en matière de consommation. Pourquoi pas, proposer des collections limitées, en partenariat avec d’autres marques de mode éthique ….

As-tu un conseil pour ceux et celles qui veulent se lancer dans l’artisanat éthique? 

Prendre son temps, bien choisir ses produits et ses contacts (cela va de soi).Produire une charte graphique attractive et une communication dynamique, pour sortir du cliché traditionnel un peu désuet lié à l’artisanat. De nos jours, l’artisanat éthique touche une cible différente et grandissante, et on se doit d’attirer l’intérêt du plus grand nombre, donc cet aspect est vraiment à travailler.

Un dernier mot ?

Peace …. and love Nature 🙂

Je suis définitivement sous le charme des valeurs de Valérie et du travail responsable qu’elle accomplie avec sa marque. Aujourd’hui je préfère consommer et acquérir un seul bijou confectionné avec savoir-faire et respect des matériaux qu’une panoplie de boucles d’oreilles, de bagues ou collier fabriqué à l’autre bout du monde dans des conditions déplorables. C’est aussi ça être une naturalista non ? De tout mon coeur je lui souhaite bonne continuation et j’espère que vous avez apprécié découvrir son univers.

A très vite,

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3 Commentaires

  • Exquises!

    Merci Asmae pour cette belle découverte et cette interview des plus intéressantes :), et bravo à Valérie, nous avons besoin de créatrices comme elle 😉 !! Je vais faire un petit tour du côté d’Instagram, donc…

    26/04/2016 at 13:13 Répondre
  • Yndra

    C’est vraiment sympathique comme article, et surtout comme bijoux ! J’aime beaucoup !
    http://yndraetsesenvies.fr

    27/04/2016 at 13:41 Répondre
  • Notre interview chez « Take It Green » – One Sweet Blog

    […] Cliquer sur la photo […]

    06/05/2016 at 10:51 Répondre
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