Billet de grossesse #1 : instinct maternel et choix écologiques

Billet de grossesse #1 : instinct maternel & écologie

15/05/2019

Si vous me suivez sur Instagram (@takeitgreen), vous êtes ici suite à l’annonce de ma grossesse et si vous arrivez par hasard et bien sachez que je suis enceinte haha ! À (presque) 29 semaines, j’ai décidé de partager avec vous cette aventure à la fois excitante et inconnue puisque c’est mon premier enfant et que je découvre tout ou presque semaine après semaine. Je n’ai pas l’habitude de raconter ma vie sur les réseaux sociaux et je vous avoue que j’ai longtemps hésité à parler de ma grossesse de façon public à des centaines de personnes. Mais le fait est que cela change énormément de chose à mon quotidien et cela apporte une nouvelle dimension à tout ce que je fais et consomme. Et finalement apporter un peu de mon expérience de “mama to be” naturelle peut en aider plus d’une alors pourquoi pas. J’ai pas mal d’idée pour ces billets de grossesse, j’ai surtout envie de vous parler de mon expérience émotionnelle mais également des petites astuces naturelles qui m’accompagnent depuis un peu plus de 6 mois maintenant. Ne comptez pas sur moi pour vous montrer mes échographies, pour vous raconter comment je l’ai annoncé au papa ou tout autre question qui relève du domaine de ma vie privée, ce n’est pas du tout mon genre et ce n’est pas prêt de changer 😉. Alors si mon aventure émotionnelle à la sauce écologique et naturelle vous intéresse, j’espère que ces billets de grossesse vous plairont. Aujourd’hui je vais me concentrer sur l’avant-grossesse. J’ai envie de vous parler de deux problématiques qui m’ont souvent poussé à me questionner quant au choix de faire un enfant : mon impression de ne pas avoir l’instinct maternel et mes convictions écologiques.

Ai-je l’instinct maternel ? 

Je n’ai jamais été une personne attirée par les enfants. Je n’ai absolument aucune affinité avec eux et ils me le rendent bien puisque, en général, ils ne sont pas attirés par moi ! Même si c’est un peu grossier de dire ça je n’aime que les enfants de mon entourage. Cependant, je savais vouloir des enfants un jour, mais cette pensée ne se matérialisait que par des “visions” de moi dans le futur. À 29 ans je n’ai, je pense, jamais ressenti quelconque besoin physique, je n’ai pas entendu sonner cette fameuse alarme biologique. Pendant la première moitié de ma vingtaine, j’étais bien trop carriériste pour accorder du temps à un potentiel enfant. Fraîchement diplômée d’une école de commerce à 23 ans, j’avais d’autres projets en tête.

Au fur et à mesure de ma transition vers un mode de vie plus écologique, plus naturel et finalement plus simple, après avoir trouvé la personne avec qui je partage ma vie aujourd’hui et avançant doucement vers ma trentaine, j’ai commencé à envisager le fait de devenir mère, sans urgence, mais de façon peut être un peu plus concrète. Je vous avoue m’être toujours demandée si j’avais l’instinct maternel. Est-ce qu’une femme qui n’avait pas spécialement d’affinités avec les enfants pouvait être une bonne mère ? En discutant de cette problématique avec deux amies en particulier, qui elles sont maman, je me suis rendu compte que je n’étais pas la seule dans ce cas. Finalement on pouvait être une maman qui déchire, aimer son enfant sans pour autant être émue à la vue de tous les bébés de la planète. Ouf !

Je dois vous dire que les premières semaines de ma grossesse, cette pensée à été plus que réconfortante. Je ne suis pas quelqu’un de très sentimentale et j’avais beaucoup de mal à me sentir connectée à ce petit être qui se développait dans mon utérus (je vous parlerai de mon premier trimestre de grossesse dans un prochain billet). Finalement avec le temps et surtout via les changements physiques, je pense voir se développer ce fameux instinct et des sentiments (#momentcheesy)et ça me rassure. Donc si comme moi vous n’avez pas de feeling particulier avec les enfants, ne vous inquiétez pas, ça fini -normalement- par arriver. Et puis on m’a fait une remarque pertinente sur le fait que je traitais mes 4 chats comme une maman poule et que je devais probablement avoir un certain instinct maternel pour m’en occuper avec autant d’attention 😅.

Mes convictions écologiques sont-elles compatibles avec le fait d’avoir un enfant ? 

Fondamentalement non. C’est un fait que je reconnais. Je suis consciente de l’impact d’un enfant sur la planète et de la pollution qu’il engendre, je suis consciente de l’état de nos ressources et de l’effondrement probable de notre système vers lequel nous nous dirigeons. Et même si très souvent je ne suis pas dans mon assiette quand je vois les conséquences du réchauffement climatique, il était inconcevable pour moi (et pour mon mari aussi d’ailleurs) de ne pas avoir de descendance. Je viens d’une culture où la famille est sacrée et par conséquent il est logique pour moi de fonder la mienne et puis j’aurai été bien trop triste de ne pas donner le bonheur d’avoir des petits-enfants à mes parents.

Je me repose peut-être égoïstement sur celles et ceux qui font le choix de ne pas avoir d’enfant parce qu’ils ont assez de courage et de convictions d’oeuvrer pour le bien commun. Je suis aussi probablement un brin optimiste en me disant que demain tout ira mieux. Je l’espère en tous cas. Mais bien que ce choix d’avoir un enfant est de prime abord contradictoire, cela renforce mes convictions et j’ai encore plus envie de changer les choses, de les améliorer à mon échelle.

J’espère que ce premier billet vous aura intéressé, dans tous les cas ça m’a fait un bien fou de coucher ces mots après des mois à garder le secret. Je vous retrouve bientôt dans un prochain billet dédié probablement à mon premier trimestre qui a été … haut en couleur !

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